Tournoi Comfoot 2009 : Le hold-up du pays organisateur

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L’équipe des journalistes l’a emporté face aux anciens volleyeurs de Messa samedi dernier à Mfou.

 

C’est grâce à Michel Ndongo que la finale de ma première édition du tournoi Comfoot n’a pas connu la dure épreuve des tirs aux buts qui leur a ouvert les portes de la finale. 63ème minute, soit sept minutes du coup de sifflet final. L’alcool et les gibiers consommés après les matches de qualification, semblent avoir perdu son effet sur les différents acteurs. De plus en plus lucide, les uns et les autres s’adonnent et le match monte en intensité. Guibaï Gatama, le coach des journalistes et amis du football, fait rentrer Jules Domche et Junior Binyam qu’il venait de remplacer : «j’injecte mes éléments qui vont tirer les penalties», avait-il confié en terme de justification.

Les tireurs de penalties n’ont pas encore repris le rythme du match que deux minutes après, Comfoot bénéficie d’un coup franc à une trentaine de mètres de la surface de réparation, suite à une faute sur Eric Benjamin Lamère. Michel Ndongo s’en charge. Le défenseur recule, se positionne, jette un coup d’œil furtif vers les goals. Au coup de sifflet de l’arbitre, Ndongo s’avance, ajuste un violent tir au premier poteau que garde le gardien adverse. Ce dernier est adroit, mais c’est un bolide qu’il ne parvient pas à repousser et qui finit sa course dans les filets. Les pronostics viennent d’être renversés. L’euphorie s’empare des journalistes. Malgré la forte pression du onze de Vétéran volley-ball association (Vva), le rscore ne changera plus. Le pays organisateur gardera donc le trophée de la première édition du tournoi.

Mais selon Junior Binyam, président de Comfoot, organisateur du tournoi, «au-delà du résultat final, c’est le renforcement des liens que nous voulions ; on s’amuse et on rigole». Un aspect qui aura marqué par un grand festin organisé en mi journée. Et pour cette première édition a connu la participation de quatre équipes : la Base militaire 101,  les Vva, l’équipe de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (Csph) et Comfoot. Le tournoi qui s’aligne sur la saison sportive internationale, devrait être pérennisé et organisé annuellement. Avec la promesse du magazine Comfoot et l’équipementier Nomis qui promettent d’avantage de soutien.

Pour ce qui en reste des résultats, alors que Vva occupe la deuxième place, tandis que la troisième place revient à la Base aérienne qui a défait la Csph par 1-0. Toutes ces équipes ont promis de prendre leur revanche à la prochaine édition.

Humeur : Les victimes entre rançonnement et abandon

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Le désarroi des victimes des catastrophes et bavures abandonnées par le gouvernement. 

Cédric, élève en classe de 3ème, et habitant le quartier Nsiméyong à Yaoundé, reconnaît n’avoir pas connu une rentrée scolaire difficile. Pourtant, l’adolescent est orphelin depuis le 14 février 1998. Ce jour, il perdait son père dans l’incendie d’une citerne contenant du carburant au quartier Nsam à Yaoundé. Le 11 septembre dernier, Cédric recevait de Chantal Biya, l’épouse du chef de l’Etat, comme tous les autres jeunes scolaires sinistrés de la «catastrophe de Nsam», des fournitures scolaires au siège du Cerac, la fondation de la première dame. Un geste qui dure depuis la rentrée scolaire suivant le drame.

Une action que revendique la donatrice, non pas au nom du gouvernement. Ainsi, a priori, c’est l’une, sinon la seule «catastrophe» dont les victimes sont prises en charge avec un tel soin. Dans son film De la démocratie en Afrique : une affaire de nègres, qui vient de sortir, Osvalde Lewat revient sur l’«Affaire des 9 de Bépanda», ces neuf jeunes gens froidement assassinés comme beaucoup d’autres en 2000 par le Commandement opérationnel, une force publique mise sur pied par le gouvernement pour lutter contre le grand banditisme et qui a plutôt excellé dans des bavures. La du réalisatrice documentaire fait parler des membres des familles des victimes de cette force. Près d’une dizaine d’année après les faits, des familles entières restent handicapés par les pertes qu’elles ont subies, et attendent toujours réparation.

Le 11 novembre 2008, des veuves de 12 des 21 militaires tués le 12 novembre 2007 à Bakassi organisaient un sit-in devant la résidence du Premier ministre. «Depuis la mort de nos époux, leurs salaires sont bloqués, nous n’avons toujours pas perçu leurs droits et aucune médaille, même à titre posthume, ne leur a été décernée», dénonçait alors l’une des veuves en détresse. «Pourtant, on nous a dit de constituer chacune un dossier dès janvier de cette année, afin de percevoir ces avantages. Ce qui a été fait plusieurs fois et les dossiers ont été chaque fois déposés dans les services où travaillaient nos époux. Or, en septembre dernier, nous sommes allées au ministère de
la Défense où il nous a été plutôt dit  que seuls quatre dossiers sont complets
», poursuivait-elle. Finalement, le Mindef obtint un «cessez-le-feu» de courte durée.

«Le ministre de la défense nous a reçues et nous a promis qu’on devait nous appeler dans un mois, mais plus d’un mois après ce délai, on ne nous avait toujours rien dit. Nous avons décidé de nous rendre chez le Premier ministre», témoigne aujourd’hui une revendicatrice qui ajoute que «par la suite, les chefs de nos feus maris nous ont dit que c’était une affaire de dossiers dans l’administration». Mais à ce jour, cette dernière soutient que «nous sommes allés à Yaoundé parce qu’on ne savait pas quoi faire ; personne ne nous orientait et on ne savait donc pas comment ça se passe».

Commissions 

On se souvient que Chief Inoni Ephraim, l’ancien Premier ministre, avait promis de suivre personnellement le dossier, et avait remis à chacune la somme de 50.000F au titre de frais de transport pour le retour sur Douala où elles résidaient. «Au ministère, ceux qui suivent nos dossiers ont demandé des pourcentages. Un monsieur avait demandé 20% ; tout le monde n’a pas accepté. Certaines se sont entendues avec d’autres agents du ministère, pour 10%, d’autres pour 5%, mais dans l’ensemble, nous ne savons pas exactement à quel niveau se trouvent nos dossiers», se plaint une des dames. Mais «en mars, on nous a dit que les dossiers avançaient», affirme une autre.

Sur les traces des veuves, le quotidien Le jour décrivait un dénuement total : entre Rosaline Radaiwa, 29 ans, rentrée vivre avec ses 5 enfants près de Tcholliré, dans le village natal de son défunt mari, et Cunégonde Pouh, réduite aux travaux champêtres pour nourrir a fait 8 enfants, il y a par exemple Céline Edim qui s’est réajustée dans un taudis d’une chambre et un salon avec ses 12 enfants. Ou encore Marcelline Eweh, la veuve du sergent-chef Georges Eweh, dont la famille de 5 personnes accusait en novembre 2008 huit mois d’arriérés de loyer.Désormais, «on laisse tout entre les mains du seigneur car s’il parvient à nourrir les oiseaux du ciel, à plus forte raison les hommes qui sont faits à son image», se console une des veuves qui ne comprend pas «que le gouvernement abandonne des gens qui ont donné leurs vies pour leur patrie».

Beaucoup d’autres ne veulent pus compter seulement sur Dieu qui a depuis longtemps demandé à ses semblables de s’aider d’abord avant que le ciel ne les suive. Julienne est la veuve d’une victime de l’incendie de 1992 au marché de Mokolo (Yaoundé). «Jusqu’à la mort de mon mari en 2004, on n’avait jamais rien eu comme compensation ; quand on a construit de nouveaux bâtiments, on nous a dit que les victimes de l’incendie seront les principaux bénéficiaires, mais mon mari n’a rien eu, et il n’était pas seul à avoir été oublié. L’ancien délégué u gouvernement leur avait demandé de faire des requêtes, mais ça n’a jamais abouti», raconte la dame dont l’époux a fini par abandonner la dite requête.

Ballon d’or Fifa 2009 : L’Afrique hors course

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La liste des prétendants a été rendue publique hier.

 

La succession de Cristiano Ronaldo et Inka Grings est ouverte. La Fédération internationale de football association (Fifa) a rendu public hier 8 décembre 2009 sur son site, la liste des candidats au titre de ballon d’or Fifa 2009. L’Afrique ne devrait rien attendre de cette autre distinctions car non représentée parmi les nominés. Même si ce sont les mêmes qui étaient déjà en course pour le titre de Ballon d’or France football décerné la semaine dernière à Lionel Messi, en l’occurrence chez les hommes. L’Argentin aura comme challengers ses coéquipiers du Fc Barcelone, Andrés Iniesta, Xavi Hernández, puis Cristiano Ronaldo et Kaká du Real Madrid. Chez les dames, il devrait y avoir une rude compétition entre cinq footballeuses de renommée. Fort de ses 78 sélections, pour 51 buts avec l’équipe nationale allemande, Inka Grings, la détentrice du titre 2008 et meilleure buteuse du Championnat d’Europe 2009 (6 buts), aura comme principal adversaire sa compatriote Birgit Prinz, meilleure buteuse de l’histoire de la coupe du monde féminine depuis 2007 avec 13 réalisations en une seule édition. Puis les Brésiliennes Cristiane Rozeira de Souza Silva qui évolue à Chicago Red stars et Marta Vieira da Silva du Los Angeles Los. Cette dernière qui a été médaillée d’argent aux jeux olympiques de 2008 avec la sélection de son pays, et qui était déjà meilleure buteuse de la coupe du monde 2007. En avant-garde, Kelly Smith, sociétaire de Boston Breakers ne compte pas faire de la figuration.

 

Lionel Messi pourrait ravir le titre comme celui de France football. D’autant plus que ce sont les mêmes électeurs que ceux du titre «concurrent». Le privilège du vote est réservé aux sélectionneurs et capitaines des équipes nationales. Le verdict sera rendu le 21 décembre prochain à Zurich lors du Gala du Joueur Mondial de la FIFA

 

publié le 9 déce 09

Kalkaba Malboum : «Ramener les anciennes gloires sportives au souvenir des jeunes d’aujourd’hui»

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Le président du Comité national olympique et sportif du Cameroun parle de l’Académie olympique qu’il vient de créer et de la récompense des anciennes gloires sportives.

 

Que cache le concept d’académie olympique que vous venez d’instituer ?

 

L’académie olympique c’est l’organe par lequel nous allons diffuser le valeurs olympiques, c’est-à-dire les valeurs fondamentales d’amitié, de tolérance, de dépassement de soi, de respect d’autrui, de respect de la règle, … toutes ces valeurs qui sont indispensables au sport. Ce sont des valeurs sans lesquelles le sport ne serait plus le sport, mais une sorte de combats de gladiateurs où il n’y a plus de règles et que chacun peut faire ce qu’il veut. C’est pour canaliser la jeunesse et c’est l’académie qui va diffuser ces valeurs qui font partie des valeurs d’éducation au sein des institutions scolaires et universitaires, mais aussi au sein de la jeunesse qui pratique le plus le sport. Il nous fallait pour ça des gens qui ont la capacité de promouvoir l’éducation.

 

Concrètement, comment ça va se passer ? Un centre de formation et des cours par exemple ?

 

Je pense que c’est plutôt au directeur général (Jean Tabi Manga, recteur de l’université de Yaoundé II, Ndlr) que vous devriez poser cette question, parce que c’est à lui de faire un plan stratégique pour diffuser ces valeurs en tant qu’enseignant, en tant qu’éducateur. Je lui ai confié la mission, mais je ne peux pas en même temps me substituer à lui parce que je ne sais pas. Je lui ai dit, voilà ce qu’il faut faire, il a accepté la mission. Donnons lui le temps de mettre en place le processus qui lui permet de diffuser l’élément. Parce que ce n’est pas le ministre de l’Enseignement supérieur qui va dans les universités pour dire comment on va concevoir les programmes. Vous devez poser cette question au directeur général qui a été installé hier pour savoir comment il entend assumer cette mission qu’on vient de lui confier pour diffuser les valeurs olympiques. Il sera plus à l’aise que moi pour donner la réponse.

 

Parlons du panthéon, cette célébration des meilleurs sportifs du cinquantenaire. Qu’est-ce qui le justifie, et pourquoi 1959 seulement?

 

Nous avons commencé par 1959 parce que la 1ère association sportive créée dans le contexte du Cameroun autonome, c’est la Fédération camerounaise de football le 11 janvier 1959, dans l’antichambre de l’indépendance. Cette association sportive avait la dimension nationale pour représenter l’Etat du Cameroun dans les compétitions et elle était donc affiliée à la fédération internationale de football en ce moment là. C’est pour cela qu nous avons considéré l’année 1959 comme le début du mouvement associatif.

 

Et depuis ce temps, on a connu des générations de sportifs talentueux, de dirigeants, des médecins, qui ont encadré ces sportifs, des communicateurs qui ont fait partager leur expérience avec la communauté nationale et internationale, … et à chaque occasion, les pouvoirs publics accueillaient, félicitaient et récompensaient ceux qui étaient revenus avec des lauriers. Mais nous-mêmes, mouvement sportif, nous existons !et nous ne nous sommes pas arrêtés un instant pour regarder dans le rétroviseur et trouver un moment pour dire que nous sommes contents de ce que nous avons fait. C’est pour cela que nous avons pensé, et c’est une décision de l’assemblée générale du comité national olympique qui s’est tenue le 31 mars 2009, de célébrer tous ceux qui ont marqué par leur talent le mouvement sportif camerounais pour leur rendre hommage, pour les ramener au souvenir des jeunes d’aujourd’hui, et peut-être transmettre un message à la génération d’aujourd’hui pour leur dire que leur effort sera aussi récompensé quand ils auront arrêté de faire la compétition. En même temps, nous célébrons l’excellence. Il est bon que la génération d’aujourd’hui sache que nos aînés ont travaillé.

 

Que prévoyez-vous au-delà des récompenses de mercredi ?

 

Ils rentreront dans leur vie de tous les jours !mais au moins, nous aurons des informations sur eux, stockés dans un fichier ici. Peut-être que l’Etat lui-même va s’intéresser à réfléchir pour savoir comment on peut intervenir pour aider ces champions ; parce que quelques fois ils ont été délaissés. Peut-être que ça peut provoquer une prise de conscience et qu’on puisse se mettre ensemble, nous, mouvement associatif, et les pouvoirs publics pour essayer d’étudier des formules pour prévenir la misère de ceux qui ont été champions hier pour que l’avenir soit meilleur pour les jeunes qui vont venir. Moi je crois que c’est à partir des expériences vécues qu’on peut bâtir et trouver des solutions aux problèmes qui ont été constatés. Nous ne pouvons pas savoir dans quelles conditions ces personnes vivent, quels sont leurs besoins, est-ce qu’elle n’avaient pas besoin d’une reconnaissance, d’intégrer encore la famille des sportifs,…je n’ai pas de solution immédiate, mais je pense qu’il faut que nous-mêmes, membres du mouvement associatif, nous nous prenions en charge.

 

Ils vont rentrer dans leurs familles, mais ils seront encore plus connus qu’avant. Parce qu’il y a des sportifs dont on a souvent entendu parler, mais dont on ne sait pas où ils vivent, mais aujourd’hui, nous avons des adresses, leurs numéros de téléphones, leurs photos, toutes ces informations qui nous permettrons peut-être de les aider, mais le plus important c’est de savoir comment nous pouvons tirer les erreurs que nous avons commises en n’exploitant que leurs performances de l’époque pour un temps, sans lendemain. Nous allons transférer ça sur l’exploit des générations futures pour que les gens soient mieux intégrés dans la société, que leurs efforts soient mieux reconnus, qu’ils soient plus récompensés objectivement, en fonction de ce qu’ils auront donné à la nation.

 

Après l’organisation des Dixiades, voici le Panthéon, est-ce votre rôle ?

 

Oui, c’est notre rôle. Notre rôle c’est de promouvoir le sport. Comment peut-on promouvoir le sport si on n’organise pas d’activités ? Il y a, le sport lui-même comme activité, c’est-à-dire les Dixiades, (vous voyez bien que c’est le Comité international olympique qui organise les jeux olympiques, en s’associant aux Etats, des partenaires,..), mais le sport c’est d’abord le mouvement associatif qui se construit librement. C’est tout à fait dans notre mission. Vous nous mettez en conflit par rapport  qui ? Qui doit organiser ?

 

 

Publié le 7 décembre 2009

Reconnaissance : Un panthéon pour les anciennes gloires sportives

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Le Comité national olympique organise une cérémonie de récompense mercredi prochain au palais des sports de Yaoundé.

 

L’idée du Panthéon que veut créer le Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) consistera en la reconnaissance, puis la remise de diplômes aux «meilleurs sportifs» camerounais des cinquante dernières années. Une reconnaissance qui s’élargit aux médecins, des dirigeants, des arbitres et des journalistes. Bref tous les corps de métiers qui sont souvent impliqués dans la participation des équipes nationales camerounaises aux compétitions internationales.

 

Face à la presse samedi, 5 décembre dernier, le colonel Kalkaba Malboum, président du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) a donné les grands axes de cet événement, en compagnie de Mohamed Mzali, membre du Comité international olympique (Cio) et de quelques collaborateurs. «Il y aura cinquante personnalités pour les cinquante ans, dont 10 par décennie ; et parmi les dix, on désignera celui qui s’est le plus illustré», explique Kalkaba Malboum. Selon Abolo Biwolé, secrétaire général du Cnosc et membre du jury de travail, «les médailles constitueront le critère principal de sélection», mais aussi, «la participation aux compétitions». Il est dit qu’aucun sport ne sera privilégié. La seule «discrimination» reposerait sur la nationalité. «Il y en a qui ont la double nationalité ; dans ce cas, nous allons les écarter pour donner la place aux Camerounais», dit-il. Citant en exemple le cas «Yannick Noah qui a été grand sportif plus pour la France que le Cameroun». Pas pour les condamner d’avoir bradé la nationalité camerounaise, mais «parce que le Cameroun n’a pas encore autorisé la double nationalité», justifie le président du Cnosc.

 

Déjà, la presse trouve que l’idée décidée par l’assemblée générale du Cnosc du 31mars 2009, pourrait «plus créer des frustrations que des heureux». D’autant plus que «la plupart des fédérations ne disposent pas d’archives. [Alors], en si peu de temps, comment réussir à répertorier les meilleurs gloires ?», s’est interrogé un journaliste. «Nous connaissons ceux qui ont participé aux compétitions depuis 1959», répond Kalkaba Malboum. Et d’ajouter que «nous comptons sur les coupures de journaux, les archives personnelles». En prélude à l’événement, lors de la journée Portes ouvertes organisée samedi dernier, des centaines de photos des pionniers du mouvement sportif ont été présentées au public. Des images qui évoquent les grandes campagnes sportives auxquelles ont pris part des Camerounais.

 

Valeurs de l’olympisme

 

Au terme de la cérémonie de récompense qui est prévue mercredi prochain au Palais des sports de Yaoundé, tous les promus recevront des diplômes de reconnaissance. Pas d’enveloppe financière pour accompagner le précieux sésame, comme le pensaient déjà certaines personnes. Il est question «que leurs efforts soient mieux reconnus, qu’ils soient plus récompensés objectivement, en fonction de ce qu’ils auront donné à la nation», avance Kalkaba Malboum. Mais déjà, «la philosophie de l’olympisme est fondée sur des valeurs qu’on promeut ; on ne distribue pas l’argent», justifie Mohamed Mzali. En tout cas, «nous n’avons pas d’argent à distribuer», tranche Kalkaba Malboum. Si le président du Cnosc reconnaît que «quelques fois les anciennes gloires ont été délaissés», il estime que «peut-être que la célébration par le Cnosc peut provoquer une prise de conscience et qu’on puisse se mettre ensemble, nous, mouvement associatif, et les pouvoirs publics pour essayer d’étudier des formules pour prévenir la misère de ceux qui ont été champions hier pour que l’avenir soit meilleur pour les jeunes qui vont venir».

 

Publié le 7 décembre 2009

Ballon d’or France football : Un Messi longtemps annoncé

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L’Argentin a reçu son prix de meilleur joueur mondial 2009, version France football hier sur la chaîne de télévision Canal Horizon.

 

Rarement le suspens a été si inexistant dans l’histoire de la désignation du Ballon d’or France football. Presque tous les observateurs avaient longtemps jeté leur dévolu sur Lionel Messi pour recevoir le titre pour 2009. Jusqu’au concerné lui-même : «honnêtement, je savais que je figurais parmi les favoris, parce que le Barça a quand même connu une année 2009 fructueuse où on a tout gagné». Lionel Messi le savait donc aussi et ne croyait pas à un éventuel miracle qui l’éloignerait de la plus haute marche du podium le 1er décembre dernier. Avec naturellement un brin de modestie, que la bienséance impose quelquefois aux hommes dotés d’un esprit élevé. «Mais je ne pensais pas m’imposer par une marge aussi importante (240 points)», avoue-t-il ; parce que, reconnaît-il, «tous ceux qui l’ont gagné étaient des grands joueurs. Et certains grands ne l’ont jamais gagné». Et justement, celui qui a effectivement a été distingué mardi dernier avec un crédit de 473 points, n’était pas seul dans la short list des dix rendue publique par le jury international.

 

Parmi les noms les plus cités, ce qui s’est d’ailleurs révélé dans le classement final, figuraient des noms de footballeurs à la réputation mondialement reconnue. Notamment Cristiano Ronaldo, Xavi Alonso, Andrès Iniesta et Samuel Eto’o qui se sont classés respectivement par ordre de préséance derrière l’attaquant argentin. Chacun de ces concurrents pouvaient logiquement prétendre à l’unique place d’honneur. Avec certainement un peu plus de chance pour les quatre derniers, coéquipiers et ex-coéquipier de Lionel Messi dans le Fc Barcelone.

 

Messi, un Espagnol

 

C’est que, le succès total de son club formateur a été pour beaucoup dans ce sacre. En 2009, le club catalan a raflé tous les titres possibles tant en championnat espagnol que sur la scène continentale. Vainqueur de la super coupe d’Europe, de la Ligue des champions, du championnat d’Espagne et de la coupe du roi. Tout cela avec le concours naturel de ses coéquipiers, avec qui Lionel Messi a fait du Fc Barcelone le meilleur club d’Europe. Agé de 22 ans, et malgré son mètre 69, l’homme de 69 kg a su faire jouer sa carte personnelle. Léo a été le meilleur buteur de la Champion’s league avec neuf réalisations en douze rencontres.

 

Pour permettre à son pays l’Argentine, d’avoir enfin son premier ballon d’or. Car même si le natif de Rosario a acquis la nationalité espagnole comme tous ses compatriotes, Alfredo Di Stefano en 1957 et 1959 avec le Real Madrid, et Sivori en 1961 avec Juventus de Turin, a obtenu la nationalité espagnole depuis 1995, il est différent de ses prédecesseurs en ce sens que la réglementation de la FIFA n’autorise des changements d’équipe nationale que pour les joueurs n’ayant jamais été sélectionné en équipe A dans des compétitions officielles. Alors que Léo qui joue actuellement avec la formation Albiceleste, ne s’est naturalisé que pour que le Barça puisse l’aligner aux côtés de Ronaldinho, de Samuel Eto’o et du Mexicain Rafa Marquez, tous trois joueurs non européens, afin de contourner cet obstacle du quota extra-communautaire.

 

Le prochain challenge sera de rééditer l’exploit en 2010. «Mais remporter le Ballon d’or deux années de suite, ce n’est pas facile», reconnaît l’Argentin, à France football. Mais pas impossible pour celui dont nombre de spécialistes et observateurs se sont fait le «devoir» de considérer comme le digne successeur de Diégo Maradona au sein de la sélection argentine.

 

Publié le 7 décembre 2009

Kalliopi Ango Ela : «La France est beaucoup plus proche du Cameroun que le Cameroun de la France»

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La présidente de la fondation Paul Ango Ela parle des activités et des dix ans de la structure qu’elle dirige, et des relations entre le Cameroun et la France.

 

Vous venez de célébrer les 10 ans de la Fondation Paul Ango Ela (Fpae). Que retenir en gros du thème «Stabilité et instabilité en Afrique centrale : logique et dynamiques d’une configuration régionale complexe» ?

 

Le sens commun souhaite bien entendu la stabilité et déplore l’instabilité qui affecte la région continentale d’Afrique centrale. Les images récurrentes que nous avons tous en tête, grâce à vos confrères internationaux,          sont guerres, sida et malnutrition, voire famine. Il est vrai que plusieurs pays de la région sont affectés par ces maux. Toutefois, je ne suis pas sûre que les ressortissants et résidents de la région se reconnaissent dans ces images et ces archétypes stéréotypés. Au-delà de cette perception, et peut-être paradoxalement, le colloque des 10 ans de la Fpae montre que l’instabilité est porteuse de stabilité. L’instabilité, c’est aussi le changement et le progrès qui demandent à être encadrés et structurés par un Etat présent et agissant. L’instabilité n’est pas forcément synonyme de chaos ; elle comporte des « vertus » selon l’expression d’André Yinda. De même, la stabilité peut induire l’immobilisme et dans ce cas, favoriser paradoxalement des ruptures qui risquent d’évoluer vers la déstabilisation. C’est ce que Mathias Eric Owona Nguini montre avec le concept de gouvernement perpétuel[1] qu’il a conçu.

 

Au cours des travaux, on a plusieurs fois entendu des termes tels que «Structuration et restructurations transnationales», «Figurations et refigurations de la stabilité» ; Ainsi, la sous région Afrique centrale vit une instabilité socio-politique. Selon vous, ces mutations sont-elles liées à l’évolution sociale normale ou le fait de l’incursion des puissances extérieures ?

 

La région Afrique centrale est affectée par des mouvements de recomposition qui démontrent qu’elle s’inscrit dans un monde changeant et mouvant, lui-même affecté par les dynamiques de la mondialisation. C’est une région dans le monde qui de plus en plus s’inscrit dans le temps mondial. Elle est sortie de son isolement, de son enfermement dans ses frontières. L’intégration régionale en Afrique centrale, que ce soit dans le cadre Cemac ou Ceeac est une réalité que les ressortissants de la région continentale peuvent palper au quotidien, avec les passeports Cemac par exemple. Une des leçons du colloque est aussi de proposer que d’objet de convoitises, elle passe de plus en plus à une attitude d’acteur de son destin en identifiant plus finement ses intérêts et les stratégies à développer pour les défendre.

 

La Fpae dit être un centre de réflexion, d’échanges,… dans un esprit de rigueur, dans la logique du débat contradictoire. Et sur la scène, vos membres (Owona Nguini, Stéphane Akoa,…) sont réputés être particulièrement durs envers le pouvoir camerounais. Peut-on conclure que votre philosophie vise à participer à l’avènement d’un changement politique ?

 

Les politiques décident, les administrateurs administrent et les chercheurs analysent et proposent. Il revient donc aux politiques de disposer. L’un de nos objectifs est de mettre à disposition des idées ou des propositions sur tel ou tel sujet. Les chercheurs ne sont pas dans le champ, dans le carré du politique. De même, il est bien rare que les politiques soient dans le pré de la recherche. La question ne se pose donc pas en ces termes. A chacun, sa place.

 

Quels critères commandent le recrutement des membres et/ou chercheurs de la Fpae ?

 

La Fondation Paul Ango Ela est une association de droit camerounais. Elle repose donc sur le bénévolat et sur le partage d’un projet commun qui est peut être ambitieux : faire de cette structure, un centre de recherche en géopolitique de niveau international. Avant toute chose, je dirais que pour faire partie des scientifiques de la Fpae, c’est la qualité humaine et éthique de la personne qui prévaut. Nous travaillons en confiance et en respectant la liberté de chacun. Le débat contradictoire, nous nous l’appliquons d’abord à nous-mêmes. Je puis vous assurer que les discussions sont régulièrement animées, sans que personne ne tienne grief à l’autre de quoi que ce soit. Puis bien sur, l’adhésion au projet se manifeste par la volonté d’en être. Enfin, je dirais qu’il s’agit d’un processus de cooptation mutuelle : le nouveau membre de l’équipe scientifique doit ‘adopter’ les autres membres de l’équipe et réciproquement. Il s’agit donc de préserver les équilibres et la cohérence de l’équipe, entre stabilités et instabilités, si vous me le permettez !

 

La Fpae a mené une étude sur les relations entre la France et le Cameroun. Où en êtes-vous, et quel regard portez-vous sur les relations entre les deux pays depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy qui a prôné la rupture ?

 

La Fpae a effectivement mené une étude en 2008, sous la direction de Fred Eboko, sur «les perceptions et les représentations de la coopération française au Cameroun auprès des décideurs camerounais, français et tiers». Il s’agissait d’évaluer d’un point de vue qualitatif la relation France-Cameroun et de décrypter sa logique basée sur le mode «je t’aime, moi non plus». Il est vrai que l’on peut encore apporter d’autres éléments en particulier dans le contexte de réforme de la coopération française ou celui de la modernisation du Cameroun. La France est beaucoup plus proche du Cameroun que le Cameroun de la France. Toutefois, du coté camerounais, on prête bien souvent à la France, une influence qu’elle n’a pas.

 

Dix ans après, quel bilan revendiquez–vous ?

 

En 10 ans, la Fondation Paul Ango Ela a beaucoup évolué, bien sur. La Fpae est née en 1999 avec une publication, Enjeux et un centre de documentation de 94 volumes, proposés aux chercheurs et aux étudiants de la ville de Yaoundé. Dix ans plus tard, en 2009, la Fpae se présente comme un centre de recherche sur l’Afrique centrale, s’appuyant sur 3 piliers : l’appui à la recherche et aux étudiants, des projets de recherche et d’études et des publications. Le premier pilier développe la facilitation de la recherche, en particulier auprès des étudiants. Le centre de documentation de la FPAE propose aujourd’hui plus de 3500 ouvrages spécialisés, une quarantaine de titres de revues ainsi que la presse nationale et internationale. La FPAE se propose également comme laboratoire d’accueil aux étudiants étrangers, soucieux de se perfectionner sur le territoire camerounais. En faveur des chercheurs, la Fondation Paul Ango Ela développe depuis quelques années ses capacités d’ingénierie de la recherche.

 

Les projets de recherche et d’études constituent aujourd’hui le pilier central de la FPAE. Leurs thématiques principales recouvrent les questions de sécurité, d’intégration régionale ou de politiques publiques, notamment en matière de santé. Certains sont conçus par des partenaires comme l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). D’autres projets sont montés et conduits en propre par la FPAE. Enfin, d’autres sont élaborés dans le cadre de partenariats équilibrés, notamment avec l’Université de Yaoundé II- Soa, le Cergep, de l’Université Omar Bongo de Libreville ou le laboratoire parisien de géographie Prodig. En particulier, nous menons un projet sur la sécurité dans les quartiers populaires à Yaoundé, avec l’appui de la coopération française qui permet de la mobilité Nord/Sud pour les étudiants de Master. Nous nous intéressons également à la question de la prolifération des armes légères, ce qui a été l’occasion de monter un atelier Tchad, Cameroun, République centrafricaine et de publier avec l’appui de l’Ambassade helvétique.

 

Le troisième pilier de la FPAE repose sur les publications. Enjeux, bulletin trimestriel d’analyses géopolitiques pour l’Afrique centrale va proposer sa 40ème livraison avec un numéro spécial sur la République centrafricaine. Conjoncturis, notes de conjoncture géopolitique et de prospective, seconde publication périodique, est venue renforcer le premier titre, depuis2002. Elle est destinée aux décideurs au Cameroun. Les communications du colloque sur “La prévention des conflits en Afrique centrale“, organisé par Paul Ango Ela, ont été publiées chez Karthala en 2001. Cette année, la FPAE a publié une brochure sur “Les armes légères en Afrique centrale: bases et ressources d’une politique régionale (Cameroun, Tchad, RCA). Et, nous sommes très heureux de pouvoir vous annoncer la nouvelle publication de la FPAE “les enjeux géopolitiques en Afrique centrale“, publié aux éditions l’Harmattan, sélection construite et raisonnée d’articles publiés dans la revue Enjeux. Elle sera disponible à Yaoundé dans les jours à venir. D’autres projets de publication sont en cours.

 

Quels sont les prochains chantiers (immédiats) de la Fondation Paul Ango Ela ?

 

Tout d’abord, dans la logique d’appui aux étudiants, nous organisons samedi le 5 décembre une journée portes ouvertes de 10h à 14h avec un débat sur le thème «Jeunes, emploi et promotion sociale au Cameroun’. Ce sera l’occasion de remettre des prix aux meilleurs lecteurs du centre de documentation de la FPAE durant les mois d’octobre et de novembre 2009. Mardi 8 et mercredi 9 décembre, nous proposons une formation à la méthodologie de rédaction des dissertations, des mémoires et des rapports à l’intention des étudiants. Ce sont les 2 activités de l’immédiat.

 

En terme de recherche, nous envisageons de poursuivre l’étude sur la sécurité dans les quartiers populaires de Yaoundé et l’étendre à Douala, dans une approche comparative. Et bien entendu, les projets en cours. Dans ce domaine, l’horizon du calendrier est régulièrement changeant et évolutif dans la mesure où il convient de développer une capacité de réaction aux opportunités ou aux différents appels à projets.

 

Publié le 4 décembre 09




[1] Mathias Eric Owona Nguini, « Le gouvernement perpétuel en Afrique centrale : le temps politique présidentialiste entre autoritarisme et parlementarisme dans la CEMAC », in Enjeux N°19, avril-juin 2004, pp 9-14.

Habitat social : La société civile et les élus locaux au chevet de l’habitat social

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Un atelier d’échange a réuni lees deux partenaires sur la question.*

 

Le Réseau national des habitants du Cameroun (Rnhc) estime actuellement à 80 mille unités le déficit en logements au Cameroun. Un chiffre qui ne prend pas en compte «les unités qui ne répondent pas ni aux normes ni aux standards reconnues en matière d’habitat». En outre, «ce logement s’accroît de l’ordre de 80 mille unités par an pour les seules villes de Yaoundé et Douala», alors que «les villes secondaires appelées à absorber une grande part d’un accroissement démographique urbaine, n’ont ni les ressources, ni les moyens techniques ou humains de répondre à la demande». C’est pour réfléchir sur cette situation de crise que le Rnhc et plusieurs autres organisations de la Société civile, des représentant d’élus locaux et des ministères en charge de l’habitat et de la planification et de l’aménagement du territoire, se sont réunis à l’hôtel Tou’ngou de Yaoundé.

 

C’est que, pour Emmanuel Njifenji, facilitateur aux travaux de Yaoundé, «il faut amener les maires à ne pas tomber dans le piège de croire qu’il il y a une politique du logement au Cameroun ; certes il y en a, mais cette politique n’est pas orientée vers les nécessiteux». Réconfortés dans ses positions par Salomon Ngouo, représentant du maire de la commune rurale de Foumbot qui soutient que «les maires n’ont pas la mainmise sur le foncier» et «les maires ne sont pas membres actifs des instance de réflexion sur l’habitat social».

 

Alors, à travers des thèmes tels que l’aménagement territoriale, la promotion du logement, la valorisation des matériaux locaux, le financement du logement social et modèles de logement, les acteurs de la société civile et les élus locaux, ont essayé de se pencher sur cette question cruciale du logement qui devrait plus que jamais préoccuper les élus locaux dès janvier 2010, année de mise en place effective de la décentralisation.

 

«Il y a un certain nombre de textes qui accompagnent sa mise en œuvre dont ils se sont appropriés et sur lesquels ils s’appuient aujourd’hui pour préparer la dotation budgétaire qui était la 2ème étape du processus qui consistait à donner les moyens aux communes pour jouer le rôle que la décentralisation leur offre désormais le leur», soutient Emmanuel Njifenji pour qui «cet argent (de la décentralisation) ne va pas servir seulement à construire des routes des ponts, des marchés», mais de «consacrer partie des fonds au logement social» qui est «un droit reconnu à tout citoyen par la constitution», rappelle l’un des séminaristes.

 

Si un citoyen n’est pas dans des conditions minimales d’existence, il y a des risques que ce dernier ne joue pas  son rôle citoyen et qu’il n’apporte pas la contribution qu’on attend de lui». Pour les acteurs de la société civile, la décentralisation est une opportunité qu’ils doivent saisir pour apporter une solution à la question du logement social en faveur de leurs citoyens. Il faut amener les maires à «ne pas tomber dans le piège de croire qu’il y a une politique du logement au Cameroun ; certes il y en a, mais cette politique n’est pas orientée vers les nécessiteux», soutient Emmanuel Njifenji. Et «ce sont ces nécessiteux qui doivent bénéficier de la politique du logement social dans les communes». Il a été rappelé les facilités qu’offrent les matériaux locaux dont l’utilisation prescrite par le premier ministre pour les édifices publics, tarde à être mise en application par les actuels maîtres d’ouvrages.

 

 Publié le 3 décembre 2009

Logiciels : Mariage consommé entre Ringo et Microsoft sur internet

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Les deux structures viennent d’engager un partenariat au Cameroun.

 

Dans le partenariat que Ringo et Microsoft, ont scellé hier à l’hôtel Hilton de Yaoundé, Ringo, le jeune fournisseur d’accès internet au Cameroun, devra inaugurer dans la commercialisation des licences d’exploitation des logiciels informatiques conçus et mis en vente par Microsoft, le géant mondial de l’informatique. Il s’agit d’«un nouveau type de licence au Cameroun, le Fpp [(Full packaged product), un Cd-rom ou un Dvd-rom muni d’un contrat de licence], forme couramment utilisée dans le monde, mais jusqu’ici inconnu des Camerounais», selon Bertrand Billé, responsable à Microsoft Afrique centrale. Une forme destinée aux familles et autres particuliers, mais pas les entreprises.

 

Et le produit le plus immédiat concerné par cet échange est Windows 7, un nouveau système d’exploitation que le concepteur informatique vient de mettre sur le marché. A travers des démonstrations, les représentants de Microsoft font valoir que Windows 7 présente plus de nombreuses facilités d’usage. Entre autres, une barre de recherche qui réduit l’accès aux fichiers et documents en proposant une liste de fichiers et documents portant le nom que l’on tape dans la barre, la possibilité de pouvoir appeler via l’ordinateur, de faire de petites vidéos.

 

Mais surtout une plus grande marge de sécurité, d’abord avec un antivirus gratuit incorporé, mais aussi la facilité de contrôler l’utilisation familiale et la gestion de ses propres fichiers et périphériques (de stockage notamment) devant être utilisés sur l’ordinateur.

 

Contrefaçon

 

Plus important, Windows 7 offre quelques fonctionnalités de l’internet, tel que la possibilité d’émettre des appels téléphoniques, ou de modifier le contenu de son blog. Et c’est à ce niveau que Ringo devrait trouver son compte. Si pour Olivier Leloustre, «Ringo va aider Microsoft à être plus accessible aux Camerounais», le directeur général de Ringo devrait permetre grâce à son produit qu’est internet, «d’être renseigné des mises à jour des produits Microsoft» et en même temps «faciliter leur installation». Ainsi, l’on devrait unir les forces pour promouvoir ce logiciel pour progressivement oublier Vista que «tout le monde n’a pas pu adopter», comme l’a reconnu Alain Sosso, directeur technique pour l’Afrique centrale de Microsoft. Parce que «ce logiciel avait beaucoup de défaillances», a soutenu une utilisatrice. Le fournisseur d’accès qui veut désormais héberger les sites internet camerounais, voudrait occuper une place de choix dans l’écosystème informatique que veut créer Microsoft, en intégrant les produits de ce dernier.

 

Mais en toile de fond, il y a une volonté commune de lutter contre la contrefaçon qu’ils ont tous dénoncée. Un combat que Microsoft veut mener en «citoyen», à travers des actes de sensibilisation plutôt que de bloquer l’utilisation des logiciels contrefaits et «qui sont les plus utilisés actuellement», comme on pense à Microsoft.

 

Publié le 3 déc 09

Ballon d’or France football : L‘Afrique toujours dans l’ombre

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En dehors de George Weah, les footballeurs africains se contentent d’animer les listes.

 

C’était presque connu d’avance. Lionel Messi a été sacré ballon d’or africain pour l’année 2009. Le footballeur argentin a devancé de loin ses principaux concurrents, avec notamment une avance de 240 points sur son poursuivant immédiat qu’est le détenteur du titre 2008, Cristiano Ronaldo qui n’a obtenu que . L’Argentin a donc eu raison des autres grâce à ses 23 buts en Liga la saison passée, ajouté à son statut de meilleur buteur de la même compétition (9 réalisations). Ceux qui ont misé sur une possible désignation de Samuel Eto’o, parfois (et certainement) plus par le cœur qu’avec la raison, doivent déchanter et attendre l’année prochaine. Eventuellement.

 

Ainsi, l’Afrique devra reporter un tel espoir. Les Africains sont nombreux à animer les différents championnats européens, pour ne parler que de ceux-là qui sont les plus médiatisés et donc les plus connus, ils ne parviennent pas toujours à jouir du prestige de recevoir le prestigieux ballon titre. Mais malgré les réformes apportées dans sa désignation. George Weah restera encore le seul Africain à avoir goûté aux délices du titre, grâce aux nombreuses réformes. En 1995, le footballeur libérien a bénéficié de la première réforme survenue un an plus tôt, et qui a ouvert la candidature du titre de Ballon d’or France football à tous les footballeurs évoluant dans tous les championnats européens et «sans distinction de nationalité». et de la plus belle des manières. En reportant avec 144 points, Weah avait devancé le deuxième, Jürgen Klinsmann, de 36 points. Cité vingt fois en première position sur les 49 jurés. Et depuis, plus rien.

 

La prochaine année, le même Weah est le seul africain à faire partie du top ten, suivi de Nwanko Kanu (12ème). De 1996 à cette année, l’Afrique n’a plus figuré parmi les dix meilleurs footballeurs selon France football. Jusqu’à cette année, avec l’entrée de Samuel Eto’o qui arrive en 5ème position, avec 75 points. Entre temps, seuls la bande de footballeurs naturalisés Français a pu sauver la face. Notamment Zinedine Zidane qui a arraché le titre en 1998, puis est arrivé en deuxième position en 2000. Et dans une certaine mesure d’autres qui ont rattrapé l’image du Noir tels Lilian Thuram (7ème en 1998), Marcel Dessailly (10ème en 1998).

 

Publié le 3 déc 09


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