Une réunion de crise a été tenue hier au ministère du travail et de la sécurité sociale 

Après l’hôpital Laquintinie,
la Camwater, entrés en grève en début de semaine… ce sont entre autres
la Cameroon radio television (Crtv),
la Camtel, la camerounaise des eaux qui ont annoncé des mots d’ordre de grève à la veille et pendant la visite du pape Benoit XVI pour manifestent leurs mauvaises conditions de travail. C’est pour éviter cet accueil irrévérencieux que le gouvernement camerounais, sous la houlette de Robert Nkili, le ministre du travail et de la sécurité sociale (Mintss), a organisé une réunion de crise entre patrons syndicalistes, dans la salle des conférences de son ministère hier en soirée. 

En présence de nombreux ministres, notmemmnt Bello Bouba Maïgari des Postes et télécommunication, Elvis Ngolle Ngolle de la forêt et de la faune, Alim Hayatou, le secrétaire d’Etat à la santé,… l’on a épluché les différentes situations. Sous la pression de toutes les centrales syndicales. D’abord le secteur de l’eau, avec
la Camwater, où Atangana Kouna, le Directeur général, dit avoir été «surpris par des tracts et memoranda lundi matin ; alors qu’il était prévu une réunion demain (ce jour, Ndlr) ici au ministère pour prendre les conclusions du travail du comité ad-hoc» chargé de gérer la crise née de la privatisation de l’entreprise. Ce que l’homme a considéré comme «une rumeur parce qu’il y a des procédures à suivre pour faire une grève» s’est avérée être un sérieux problème. A
la Camerounaise des eaux, chargée de la distribution de l’eau potable au Cameroun après la privatisation de
la Snec,  ce sont 2.200 agents repris dans l’ancienne structure que l’on a du mal à reconvertir du statut de fonctionnaire à celui de simples employés contractuels. Le directeur général qui «se demande si devant l’ampleur des problèmes, le gouvernement va régler d’abord les dettes sociales par rapport à l’approvisionnement des camerounaise en eau». Alors que Nkili dans un ton détendu, «veut avoir de l’eau à boire». 

La tension est plus perceptible à
la Cameroon telecommunication (Camtel) et à
la Crtv. C’est un imbroglio à
la Camtel avec des employés licenciés, puis repris et qui ne connaissent pas exactement leur situation ; puis des conditions de travail à améliorer. En l’état actuel où l’arrivée du pape vaudra un milliard 300 millions Fcfa, David Nkoto Emane avoue son incompétence à pouvoir résoudre le problème actuellement. C’est que «de par notre statut d’entreprise en cours de privatisation, nous ne bénéficions pas de financement ; nous fonctionnons avec nos fonds propres», a déclaré David Nkoto Emane. 

A
la Crtv ce sont 1100 personnels recrutés directement qui exigent les 15% d’augmentation de leurs salaires sur la base de la décision du chef de l’Etat l’année dernière. Difficile de gérer cette situation car à en croire Hugues François Onana, représentant du Dg Hamadou Vamoulke, qui dit son patron «favorable» à l’augmentation des salaires, «si nous nous engageons à payer les 15%, nous n’aurons pas assez de moyens pour fonctionner normalement ; puisque 60% de nos recettes servent à payer le salaire don lamasse s’élève à 8 milliard par an ; or le budget estimé  28 milliards est finalement de 17milliards». Pour trancher, Robert Nkili prescrit une révision de la grille salariale. 

En santé, l’hôpital Laquintinie de Douala, les employés exigent une sécurité médicale des employés, une amélioration des conditions de travail ; alors que 300 des 600 employés sont vacataires et exigent d’être régularisés. La direction avoue son échec de pouvoir résoudre tous ces problèmes en même temps qu’il réhabilite l’hôpital. Dans le secteur forêt, il est prévu une révision de la loi forestière même, des réductions des taxes,…Face à tout cela, Robert Nkili qui dit avoir été mandaté par Paul Biya en personne pour tenir cette réunion, n’aura vraiment pas apporté de solution miracle.


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